4 février 2026
Vin sous voile, bulles de Saint-Valentin et belote : le février de L'Amicale
Le mystérieux vin sous voile et son légendaire vin jaune, une dégustation 100 % bulles et le retour du tournoi de belote.
En février, la vigne se fait une beauté
En février, on fête l'amour et on part au ski. Et la vigne ? Elle en profite pour se faire une beauté : on la taille, on récupère les sarments — les repousses de vigne — et on les brûle en bout de parcelle.
Info vin : le vin sous voile
Et ici, on ne parle pas de bateau. Le vin sous voile, c'est un peu le vin qui prend son temps… et sa liberté. Après la fermentation, ces vins sont élevés sans être totalement protégés de l'air : à la surface se forme alors un voile naturel de levures, véritable bouclier vivant, qui empêche l'oxydation brutale tout en transformant lentement le vin. Résultat : des arômes uniques, complexes et totalement reconnaissables.
Sous ce voile, le vin évolue différemment. On y retrouve des notes de noix, d'amande, de curry, de pomme mûre, parfois une touche saline — et certains tendent franchement vers l'oxydatif. Ce style peut surprendre au premier verre, mais il intrigue, puis séduit. Ce sont des vins de caractère, qui racontent une histoire de patience, de tradition et de savoir-faire.
Si le Jura est aujourd'hui la région la plus connue pour le vin sous voile — avec son légendaire vin jaune — ce style existe aussi ailleurs : en Espagne avec les vins de Jerez, ou dans certaines cuvées confidentielles en France. À Vacquiers, près de Toulouse, nous avons d'ailleurs dégusté l'ébauche d'un futur breuvage sous voile — merci Marc Penavayre ! Mais c'est bien dans le Jura que cette tradition s'est hissée au rang d'icône, portée par des cépages comme le Savagnin, parfaitement adapté à cet élevage hors normes.
Le vin jaune, monument national
Quand on parle de vin sous voile, difficile de ne pas penser au vin jaune, véritable monument du patrimoine viticole français. Élevé pendant plus de six ans sous voile, sans ouillage — on ne compense pas l'évaporation —, c'est pour cela que ses bouteilles, les clavelins, font 62 cl : une partie, « la part des anges », s'est évaporée avec le temps. Intense, sec, profond, il accompagne aussi bien une cuisine de terroir qu'un moment de pure dégustation, et il se conserve très bien une fois ouvert : vous pouvez aisément le reboucher et poursuivre la dégustation plus tard.
Un vin à part, qui ne laisse jamais indifférent — surtout accompagné d'un comté 24 mois et de quelques noix. Et si un petit cuisinier sommeille en vous, essayez le poulet au vin jaune et aux morilles (avec un poulet de Bresse, c'est encore meilleur), accompagné d'un Patchwork du domaine Tissot : vous serez comblés. Bonne nouvelle : la découverte ne s'arrête pas là, une dégustation dédiée aux vins du Jura est en préparation pour le 12 mars — avec un peu de chance, nous goûterons ce fameux vin jaune ensemble.
Le 12 février : des bulles, des bulles et encore des bulles
Parce qu'il n'y a pas besoin d'une raison précise pour célébrer : le 12 février, à quelques jours de la Saint-Valentin (au cas où vous seriez passés à côté), rejoignez-nous pour une dégustation spéciale bulles. Des vins effervescents, de la fraîcheur, du partage — et surtout une belle occasion de trinquer ensemble. Venez célébrer ce que vous voulez : c'est vous qui choisissez. De 19 h 30 à 21 h 30, 50 € pour les non-adhérents et 40 € pour les adhérents.
Le 26 février : la belote de L'Amicale, deuxième !
Le tournoi de belote endiablé revient, sur inscription en binôme. Ambiance détendue : un peu de fromage, un peu de charcuterie, deux-trois légumes (pour dire qu'on mange équilibré) et une bouteille de vin pour quatre pour lancer la soirée. Dix équipes de deux s'affrontent dans un tournoi « AMICAL(E) », et les vainqueurs repartent avec un cadeau. Nous espérons que les Gazelles seront de la partie pour défendre leur titre ! De 19 h 30 à 21 h 30, 30 € pour les non-adhérents et 26 € pour les adhérents.
Pour régaler votre Valentin ou votre Valentine
Un champagne Grande Réserve de Maxime Toubart et un foie gras entier de 180 g de la Ferme de Phalange, dans le Gers : le duo parfait à 50 €.

Et surtout, n'oublions pas : boire un canon, c'est sauver un vigneron.
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