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L'Amicale du Raisin
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Une boutique ouvre à Saint-Cyprien : les coulisses du chantier

La grande nouvelle de juin : L'Amicale ouvre un vrai magasin à Toulouse. Signature, travaux, soirée Languedoc et cap sur le Sud-Ouest.

La grande nouvelle : un vrai magasin à Toulouse

Fini les rendez-vous pour commander du vin, fini les ouvertures de casier pour chercher une bouteille, fini les chocs thermiques en entrant dans la cave : nous ouvrons une vraie boutique à Toulouse, à Saint-Cyprien. Si les travaux, confiés à AP Rénovation Habitat, se passent bien et si les meubles arrivent à temps, l'ouverture se fera début juillet — et une inauguration aura lieu, à laquelle vous serez conviés.

Deux verres gravés L'Amicale du Raisin levés en trinquant dans la future boutique en plein chantier

Derrière l'annonce, il y a trois mois de négociations pas toujours évidentes avec les propriétaires — prix, date, travaux, activité. Le 19 mai, nous sommes enfin passés chez le notaire : signature, et récupération des clés du local. Ni une ni deux, nous avons enfilé les chaussures de sécurité et attrapé une bonne grosse masse pour tout casser : le local était vieux et plutôt mal fichu.

Le local de la future boutique à nu pendant les travaux, câbles au plafond et échelle au milieu du plateau

Pour l'aménagement, nous avons demandé à l'un des artisans du Club de nous imaginer un espace joli, épuré et chaleureux — un endroit où l'on se sent bien dès qu'on pousse la porte. L'histoire est en cours d'écriture, et nous comptons sur vous pour en faire partie.

Une soirée Languedoc dans les verres

Côté dégustations, nous avons organisé une belle soirée autour des vins du Languedoc, l'occasion de faire découvrir quelques-unes de nos plus belles trouvailles. Au programme : Montcalmès en blanc et en rouge, Cassagne et Vitailles avec Nimalaya et Clas Mani, l'Enclos de La Terrasse d'Élise, le blanc du Mas Jullien et le rosé de Maxime Magnon — et, comme il se doit, deux ou trois canons supplémentaires ouverts pour prolonger la soirée. Sans trop nous avancer : l'expérience a plu, et nos convives ont surtout bu du bon vin.

Info vin : la revanche du Sud-Ouest

Longtemps resté dans l'ombre de Bordeaux, le vignoble du Sud-Ouest vit une véritable renaissance — et il était temps. Derrière son accent chantant se cache un incroyable terrain de jeu pour les amateurs de cépages authentiques, la Négrette en tête. De Cahors à Gaillac, en passant par Madiran, Fronton ou Marcillac, cette vaste région est une mosaïque de terroirs où les vignerons ont préservé des cépages historiques souvent introuvables ailleurs.

On n'y parle pas seulement de Malbec ou de Tannat, mais aussi de véritables trésors comme le Bouysselet. Ce cépage blanc gaillacois, longtemps oublié, connaît une seconde jeunesse : faible rendement, belle fraîcheur, notes florales et d'agrumes — une rock star discrète du vignoble français.

Depuis une vingtaine d'années, le Sud-Ouest a profondément évolué : rendements en baisse, pratiques culturales affinées, et une nouvelle génération de vignerons qui ose remettre en lumière son patrimoine de cépages. Résultat : des vins plus fins, plus digestes et surtout plus identitaires. La prochaine fois que quelqu'un affirme que les grands vins ne viennent que de Bordeaux ou de Bourgogne, offrez-lui un verre de Sud-Ouest — il pourrait bien changer d'avis avant la fin de la bouteille.

Coup de projecteur : le Domaine Plaisance Penavayre

Parmi les domaines qui portent cette révolution qualitative, Plaisance Penavayre s'impose comme une référence. Installée à Vacquiers, en appellation Fronton, la famille Penavayre travaille avec passion le cépage emblématique local, la Négrette, et démontre qu'il est possible de produire des vins ambitieux, précis et élégants tout en respectant l'environnement : agriculture biologique, travail minutieux des sols et recherche constante de qualité. Le résultat se retrouve dans chaque bouteille.

Marc et Thibaut Penavayre souriants entre les barriques de leur chai en bois

La dégustation du 11 juin : l'impact du terroir

La dégustation œnologique du jeudi 11 juin s'annonce grandiose. Les vins du Domaine Belargus sont l'œuvre d'Ivan Massonnat, animé depuis 2018 par une volonté claire : remettre en lumière les grands terroirs de Loire, restés selon lui trop longtemps dans l'ombre de la Bourgogne. Et il y est superbement parvenu — jusqu'à un 100/100 chez Parker sur l'une de ses cuvées.

Le format retenu est l'horizontale : plusieurs vins de la même gamme, même cépage mais terroirs différents. La meilleure façon de mesurer, verre en main, l'impact du terroir sur un vin. Rendez-vous à 19 h 30 à la cave, 60 € pour les non-adhérents et 50 € pour les adhérents — et n'oublions pas : boire un canon, c'est sauver un vigneron.

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